Le 16 février : Où en est l'utopie ?


Nous avons tous envie de croire à certaines utopies, mais quelles sont celles qui nous sont nécessaires,
et quelles sont celles qui nous empêchent d'avancer?
A l'origine, l'utopie (utopia) est la description d'une société idéale. Elle procède d'une tradition qui remonte à La République de Platon. L'utopie est aussi un genre littéraire qui s'apparente au récit de voyage mais qui a des sociétés imaginaires pour cadre. Aujourd'hui, le « réalisme » de l’époque disqualifie-t-il toute utopie ? Je ne doute pas que nos débats sur ce point seront animés...

« La réalité n’est qu’un point de vue »



Le 20 octobre, nous avons dîné en discutant autour de cette citation de Philip K. Dick, qui inspira notamment Blade Runner, Total Recall, et Minority Report. Il fut un auteur maudit mais prolifique et visionnaire, en particulier sur la question de la réalité dont ces trois films et leurs romans d'origine se font l'écho. Nous n'avons pas manqué de les commenter, mais aussi exploré de quoi et comment se constitue notre propre réalité aujourd'hui. La plupart étaient partisans d'une réalité faite de projections, de sélections et d’intentions... Et nous avons beaucoup appris sur la réalité du poulpe !!!

Vous avez dit durable ?

Malgré les discours dominants, très peu de choses ont bougé sur le front de la "durabilité" de notre société et de notre économie. Croire qu'il suffit d'un peu d'environnement et de social dans nos décisions relève à coup sûr de la pensée magique.
Alors prenons un peu de recul: Quelle conception du "développement" pouvons-nous porter ? Quels sont nos blocages ? Que nous en dit la crise économique ? Quels sont les éléments clefs à changer dans nos esprits et dans nos décisions ?
Faisons ce détour pour ne pas immédiatement courir aux solutions car souvent, le problème c'est la solution...

Parlons argent !

Non, il ne s'agissait pas de la dette, mais de notre rapport à l'argent en général, de ce qui constitue la valeur, et de notre regard sur le gratuit. Je me suis fait un plaisir d'amorcer le débat par quelques questions mitonnées à l'avance et la mayonnaise a bien pris entre convives.

La tentation


«Dépêchez-vous de succomber à la tentation avant qu'elle ne s'éloigne», ou... tout ce qui est possible doit-il pour autant être tenté ? La citation de Casanova semble coller à notre époque. Avec le recul de l'histoire, on s'aperçoit que tous les possibles sont généralement explorés, que ce soit en science, en économie ou dans les moeurs. Le principe de précaution et ses avatars constituent-ils cependant une voie alternative acceptable ? Pour une fois, le débat a été chaotique et un peu frustrant. Nous ferons mieux la prochaine fois !

Côté cuisine j'ai tenté d'être à la hauteur après un petit passage à Cancale cet été dans les cours d'Olivier Roellinger, chef ***, dispensés par Emmanuel Tessier. En tous cas, une ou deux recettes du jour s'en inspiraient : Poireaux caramélisés et caillé frais, Canard laqué teriaki et sarrasin au lait, Salade et fromages, Entremet poire et poivres, Champagne et vins de caviste.

Reportage TV russe

Un déjeuner à la maison, mais cette fois dans le cadre de VoulezVousDiner, avec des hôtes étrangers :  http://www.1tv.ru/news/world/182145

16 juin : L'art des mets

La table est le petit théatre des convives : avec ses jeux de rôles, ses répertoires imposés (raconter sa journée...), ses délices et ses crises. Elle est une épreuve de vérité qui dit l'état des relations. L'histoire des repas compte autant que celle des comportements alimentaires. La cuisine, elle, est une promesse de plaisir et fait partie, à ce titre, de la philosophie hédoniste. Nous seuls cuisinons, alors que toutes les autres espèces prélèvent dans la nature de quoi subsister. Vouloir manger bien nous sépare donc de la pure animalité, qui se contente de manger. Reste à éclaircir l'art du cuisinier... et celui des convives.




6 mai : en avant la musique !

Pourquoi avons-nous si souvent le sentiment que les mots ne disent pas notre pensée ? Qu’ils ne traduisent pas exactement ce que nous voulons dire ? La vie consciente est très particulière car vivante.
Ses différents moments ont une solidarité de type organique, difficilement analysable. La suite que composent nos états d’âme ressemble à une série de notes, où chacune n’est pas entendue en soi, mais l’une par rapport aux autres.
De même, les états d’âme ne se succèdent pas, ils se pénètrent et se déterminent réciproquement. Il n’y a pas une colère, puis une tristesse, mais l’une qui peu à peu devient l’autre. Nos sentiments sont comme des notes :
ils se fondent ensemble pour former des mélodies successives. La musique a quelquefois le pouvoir d’évoquer ce que nous n’arrivons pas à exprimer – et de le libérer.

La pensée (n'était pas) magique

Beaucoup d'attentes par rapport à ce magnifique sujet ("la pensée magique"), mais nous sommes un peu restés sur notre faim. En effet, nous avons quelque peu tourné en rond et l'écoute des autres n'était pas au menu pour tous. Dommage, nous ferons mieux la prochaine fois, je vais notamment faire évoluer un peu mon mode d'animation. Dans les assiettes par contre, il semble que chacun ait trouvé son compte.